Retour sur la matinée du 13 octobre

EnvoyerImprimerMis à jour le 14/11/12

Matinee_Projaide_13_octobre.jpgVous êtes venus nombreux le 13 octobre dernier, à l’Université de Créteil, pour vous informer et échanger sur la reconnaissance des compétences bénévoles. Bilan de cette matinée riche en débats…

Un constat d’abord, en France, le diplôme occupe encore et toujours une place bien plus importante que dans d’autres pays. Les compétences acquises hors diplôme et expérience professionnelle sont souvent reléguées au second plan par les postulants eux-mêmes, résumant leur bénévolat en une courte phrase en bas du CV. Même s’il est vrai que, pour les entreprises, la prédominance du diplôme demeure, elles sont de plus en plus nombreuses à reconnaître que les compétences bénévoles présentent un intérêt certain: elles permettent de mieux évaluer la candidature dans son ensemble ainsi que « l’employabilité » du candidat, c’est à dire sa capacité à s’adapter à un besoin.
Capacité d’écoute, empathie, sens du travail en équipe, conduite de projet, sont autant de savoir-faire développés par l’engagement associatif. Ces compétences, importantes dans le milieu du travail, ne sont pas, la plupart du temps, développées durant les études. Encore faut-il pour le candidat savoir identifier les compétences mises en œuvre et apprendre à « parler » avec le vocabulaire RH attendu par les recruteurs.
Attention toutefois ! Toutes les activités bénévoles ne sont pas valorisantes. Un investissement perçu comme trop important et donc inconciliable avec un travail salarié, une activité dans une association trop marquée politiquement ou dans son rapport à la religion peut constituer un frein.

Identifier les compétences et les faire valider par un diplôme, c’est bien là tout l’enjeu de la VAE (Validation des acquis de l’Expérience).
Ce dispositif prend en compte l’expérience bénévole: les associations sont ainsi reconnues comme des espaces de formation à part entière. Les compétences bénévoles sont extrêmement riches et variées et sont, de plus, facilement transférables dans le monde du travail.
Pour autant, des difficultés persistent. Il faut d’abord apprendre à se repérer parmi une multitude de certifications possibles. Et puis, les 4800 heures de pratique professionnelle requises pour une VAE peuvent être difficiles à capitaliser. Enfin, vient le moment de rédiger le dossier et se pose alors la question de l’écrit. Un accompagnement par une structure est le plus souvent indispensable. Cet accompagnement est payant mais peut être pris en charge en fonction du statut de la personne (personne en recherche d’emploi, fonctionnaire, salarié du secteur privé, bénéficiaire de minima sociaux…) qui s’engage dans une VAE.
La VAE peut permettre d’obtenir un diplôme en relation avec son parcours. Elle est aussi un incontestable moyen de prendre conscience de ses compétences et amène souvent une réelle satisfaction personnelle. Pour les associations, cela peut constituer un outil pour faire reconnaître un engagement quotidien et valoriser ses bénévoles.

Des exemples d’outils de valorisation du parcours bénévoles :

  • Le Passeport bénévole - A noter, le CG94 offre aux associations val-de-marnaises le Passeport bénévole, n’hésitez-pas à le commander en téléchargeant le bon de commande et en le faisant parvenir à Proj’aide (dans la limite des stocks).
  • le CV citoyen

Plus d’information sur la VAE